Les proches aidants de Boucherville : qui sont-ils ?

Par Martine Gélinas, agente de soutien aux proches aidants, Centre d’action bénévole de Boucherville

Boucherville, le 31 juillet 2017 – Les proches aidants sont de plus en plus nombreux si l’on se fie à ce que les médias nous présentent. Qu’en est-il à Boucherville ? À quel groupe d’âge appartiennent-ils ? À quoi ressemble la journée typique d’un proche aidant ? Avons-nous suffisamment de ressources en tant que communauté ? Se sentent-ils supportés ?

Le profil du proche aidant

Une recherche réalisée par les HEC Montréal en 2014 à la demande du Centre d’action bénévole de Boucherville (CABB) fait état que 6 177 résidants de Boucherville sont des proches aidants. De ce nombre, 78 % d’entre eux sont âgés entre 50 à 84 ans.

Les proches aidants prennent soin, sans rémunération, d’une personne de leur entourage c’est-à-dire d’un conjoint, d’un enfant, d’une sœur, d’un ami ou d’un voisin. Leur rôle est utile, voire essentiel dans le maintien à domicile de la personne soutenue laquelle est souvent en perte d’autonomie.

En d’autres mots, le proche aidant est la personne de confiance de l’aidé pour effectuer des tâches qu’il avait l’habitude de faire. Par exemple, bon nombre de proches aidants assistent un aîné pour des soins physiques et corporels. Ils exécutent des tâches quotidiennes (ménage, courses, etc.), les transportent et les accompagnent lors des rendez-vous médicaux ou, tout simplement, lui tiennent compagnie. Les proches aidants peuvent également gérer les finances de l’aidé, cuisiner pour lui, déneiger son entrée, etc.

Une réalité à long terme

L’étude des HEC de Montréal de 2014 a également révélé un aspect méconnu du rôle que peut prendre celui d’un proche aidant. En effet, 29 % des proches aidants occupent ce rôle depuis plus de 10 ans.

Peu importe la durée de l’accompagnement, les proches aidants ont besoin de temps pour eux et de temps pour prendre soin d’eux comme n’importe quelle autre personne. Devant une durée d’accompagnement qui s’étale sur de plus de 10 ans, il est facile de comprendre et de s’imaginer que ce besoin devient criant, voire incontournable, si le proche aidant souhaite poursuivre son rôle en bonne santé.

Une réalité qui n’épargne personne

Toujours selon l’étude, 7 % des proches aidants seraient défavorisés : d’où l’importance de créer et maintenir des services ouverts et accessibles à tous.

Chaque proche aidant est unique

Alarmés par ces chiffres, les administrateurs du CABB ont décidé d’accroître la gamme des services déjà offerts. Depuis 2015, une subvention de l’organisme ROMAN/Appui Montérégie a permis la mise sur pied de services de répit et de soutien aux proches aidants d’aînés de Boucherville.

Ces services sont offerts par Martine Gélinas, agente de soutien aux proches aidants du CABB. Travailleuse sociale de formation, elle établit d’abord un plan avec les proches aidants d’aînés pour les soutenir dans leur rôle quotidien et prévenir leur épuisement. Selon leurs besoins, différents services gratuits peuvent être proposés dont du soutien psychologique et des périodes de répit à domicile avec l’équipe de bénévoles spécialement formés. D’autres services sont aussi proposés dont de l’info-références, des formations et des conférences, de la livraison de repas de popote roulante, de l’accompagnement-transport, de l’aide pour des réparations mineures, etc.

Pour en savoir davantage, les proches aidants de Boucherville sont invités à communiquer avec le CABB au 450 655-9081 ou à visiter le cabboucherville.ca.